Laurence Hibade

« Etre avocat, ce n’était pas une vocation, mais un choix. »

Après avoir obtenu un baccalauréat scientifique, Laurence Hibade rejoint l’Université des Antilles, en Guadeloupe, pour effectuer des études de droit. Quatre ans plus tard, elle est titulaire d’une maîtrise. Par la suite, la jeune femme effectue un Diplôme d’Etudes Approfondies (équivalent au Master 2) en droit, à l’Université de la Sorbonne, à Paris où elle a beaucoup appris.

Une fois diplômée, Laurence Hibade retourne en Guadeloupe, où elle occupe un emploi de juriste au sein d’un cabinet d’avocat. « Dès la première année, j’ai aimé le métier d’avocat. Cela m’a plu d’appliquer la loi, mais aussi de noter les différences entre ce que celle-ci dit et les interprétations faites par les différentes professions de la justice. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de devenir avocate ».

La jeune femme passe donc le difficile concours d’entrée de l’école d’avocat à Paris, le réussit dès la première fois et rejoint donc l’établissement en Hexagone. Après une formation de 2 ans, elle passe avec succès les examens d’obtention du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA). Elle fait partie des 30 premiers sur les 1500 élèves de l’école.

Désormais avocate, Laurence Hibade rejoint un cabinet en Guadeloupe, pour acquérir de l’expérience. Puis, elle décide de prendre son indépendance. En 2011, elle crée son cabinet à Pointe-à-Pitre et, quelques années plus tard, un autre à Pointe-Noire.

Une vision claire et réfléchie du métier d’avocat 

« Notre rôle est de pacifier ce qui peut l’être pour ensuite régler les problèmes qui restent à trancher. »

« L’avocat est souvent le seul et dernier rempart qui reste à son client.
Il a un rôle social dans le sens le plus noble du terme. »

« L’avocat est celui qui souvent accompagne son client dans des mauvais moments.
Mon but est de faire de mon mieux pour que la situation de mon client s’améliore progressivement de manière à ce qu’elle soit à la fin nettement meilleure. »

Expérience d’enseignement à l’université

Outre son métier d’avocat, Laurence Hibade a enseigné à la Faculté de Droit en Guadeloupe pendant 11 ans : « La transmission me tient vraiment à coeur. J’ai pu ainsi expliquer ce que peut être l’après-université, mieux faire connaître les autres métiers du droit (les magistrats, les notaires, les huissiers, les experts, etc.). »

L’enseignement lui a permis également d’approfondir ses compétences, de revenir au raisonnement juridique dans sa forme théorique.

« Le fait de garder le pied dans la théorie m’a donné un équilibre durable dans la pratique. C’est une émulation. »